Le Yorkshire Terrier est une race de chien de compagnie britannique de moins de 3,2 kg, reconnaissable à son poil long et soyeux, bleu acier et fauve. Né dans les filatures du nord de l'Angleterre au XIXe siècle pour chasser les rats, ce chien de petite taille a gardé le tempérament d'un terrier. Son espérance de vie va de 13 à 16 ans, et son pelage réclame un entretien quotidien.
Ce qu'il faut retenir
- Le standard de la FCI fixe un poids maximal de 3,2 kg, une robe bleu acier foncé de la nuque jusqu'à la queue, feu sur la tête et les membres, et de petites oreilles dressées en V.
- Côté caractère, c'est un chien d'alerte vif et attaché à son maître, pas un animal de salon : deux sorties par jour et de la stimulation mentale.
- Ses fragilités de santé connues sont la luxation de la rotule, la trachée, les dents et le sucre sanguin chez le très jeune chiot.
- Comptez 800 à 1 800 euros pour un chiot inscrit au LOF, puis 900 à 1 600 euros par an de budget d'entretien.
Le Yorkshire Terrier en quelques repères
Le Yorkshire Terrier appartient au groupe 3 de la Fédération cynologique internationale, celui des terriers, dans la section des terriers d'agrément. Cette classification résume à elle seule le paradoxe de la race : un canidé sélectionné pour l'ornement, mais issu d'une lignée de travail. Aucun autre chien de petite taille ne porte aussi visiblement cette double origine, et c'est ce qui explique la plupart des surprises que rencontrent les nouveaux propriétaires. Les anglophones l'appellent familièrement yorkie, et la race figure de longue date parmi les plus répandues dans le monde.
Ce que dit le standard
Le standard décrit une silhouette compacte, au dos droit, dont le poids ne dépasse pas 3,2 kg. Aucune taille au garrot n'est imposée : dans les faits, un adulte mesure une vingtaine de centimètres. La tête est plutôt petite et plate, le museau court, les yeux foncés et brillants, jamais globuleux. Les oreilles sont petites, en V, portées dressées. La queue est aujourd'hui préférée de longueur naturelle, garnie d'un poil plus foncé que celui du corps.
La robe est le point sur lequel les juges se montrent les plus exigeants. Le bleu acier foncé s'étend de l'occiput à la base de la queue, sans jamais se mélanger au feu. Le feu, plus intense aux extrémités qu'à la racine du poil, couvre la tête, le poitrail et le bas des membres. Un sujet resté entièrement noir et fauve à l'âge adulte porte une robe qui n'a pas viré : c'est fréquent, sans conséquence sur sa santé, mais cela l'écarte des rings. La page consacrée à la couleur du pelage du Yorkshire détaille ce changement de couleur, qui s'étale sur les deux ou trois premières années.
Un ratier devenu chien de compagnie
La race s'est formée dans le comté du Yorkshire, au milieu du XIXe siècle, parmi les ouvriers du textile et les mineurs venus d'Écosse avec leurs terriers. Le Paisley, le Clydesdale et le Skye terrier figurent parmi les ancêtres avancés. Le résultat était un ratier assez menu pour se faufiler entre les métiers à tisser et assez mordant pour y tuer les rats. L'appellation Yorkshire Terrier s'impose vers 1870, en remplacement de l'appellation broken-haired Scotch terrier, et un mâle nommé Huddersfield Ben, né en 1865, fait figure de fondateur du type moderne.
La bascule vers le salon a été rapide. Il aura fallu une génération à ce ratier ouvrier pour devenir l'animal de compagnie de la bourgeoisie victorienne, puis l'une des races les plus populaires du monde. Rien de ce passé n'a disparu pour autant : l'aptitude à la chasse s'est convertie en une propension à poursuivre tout ce qui bouge, et la nécessité d'alerter en un aboiement facile.
L'apparence du Yorkshire Terrier
Deux chiens d'une même portée peuvent sembler appartenir à des races différentes selon la coupe qu'on leur donne. Comprendre l'apparence du Yorkshire Terrier suppose donc de séparer ce qui relève du standard de ce qui relève du toilettage.
Un poil, pas une fourrure
Le poil du Yorkshire pousse sans interruption, à la manière d'un cheveu, et ne connaît pas de mue saisonnière marquée. C'est ce qui vaut à la race sa réputation de peu allergisante : elle perd très peu de poils dans la maison. La contrepartie revient tous les jours, puisque ce poil qui ne tombe pas doit être démêlé. Laissé libre, il atteint le sol et forme le manteau des chiens d'exposition ; raccourci en coupe dite chiot ou en coupe utilitaire, il impose un rendez-vous chez le toiletteur toutes les six à huit semaines. Nos conseils de toilettage du Yorkshire Terrier décrivent les deux entretiens, et la comparaison avec le caniche montre pourquoi les techniques ne sont pas interchangeables.
Silhouette, tête et oreilles
Le corps doit rester compact, la ligne du dos horizontale, l'allure dégagée. Un sujet au dos long et bas est hors type. Les oreilles dressées ne le sont pas toutes dès la naissance : chez le chiot, elles se relèvent en général entre deux et six mois, parfois plus tard si la poussée dentaire mobilise beaucoup de calcium. Une oreille restée tombante à l'âge adulte ne gêne en rien l'animal, elle l'écarte simplement du standard.
Yorkshire nain, biewer et croisements
Le yorkshire nain, le toy et le teacup ne correspondent à aucune catégorie officielle. Ce sont des arguments commerciaux qui désignent des sujets plus légers que la moyenne, parfois obtenus en sélectionnant les plus petits individus de portées successives. Cette sélection augmente la fragilité osseuse, le risque d'hypoglycémie et les malformations. Le biewer terrier est un cas différent : issu d'une mutation apparue dans un élevage allemand dans les années 1980, ce biewer yorkshire tricolore est reconnu comme une race à part entière par plusieurs organismes, mais il n'est pas un Yorkshire Terrier. Enfin, les croisements à la mode, avec le bichon maltais notamment, produisent des chiens sans pédigrée dont on ne peut prévoir ni le gabarit ni la qualité du poil.
Le tempérament : un terrier dans trois kilos
Les futurs maîtres imaginent un compagnon d'appartement docile et découvrent un chien vif, bavard, plein d'énergie et sûr de lui. Le caractère du Yorkshire Terrier tient en trois traits : l'audace, le lien exclusif au maître et une vigilance très sonore. Aucun des trois n'est un défaut ; ils deviennent des problèmes quand personne ne les canalise. La page dédiée au tempérament de la race entre dans le détail, y compris sur les différences entre mâles et femelles.
Chien d'alerte, jamais chien de garde
Ce petit terrier prévient. Il signale le palier, l'ascenseur, le facteur, et il le fait avec une puissance vocale sans rapport avec son gabarit. Il ne dissuade personne et ne doit jamais être placé dans ce rôle. Un aboiement excessif se traite par l'apprentissage du calme et par l'ennui qu'on comble, jamais par la punition : les causes et les méthodes sont détaillées dans notre article sur l'aboiement du Yorkshire Terrier.
Avec les enfants, un autre chien ou un chat
La cohabitation avec un chat se passe en général bien, surtout si les deux animaux de compagnie grandissent ensemble. Avec un congénère, la difficulté est ailleurs : le Yorkshire ignore sa propre taille et provoque volontiers des chiens dix fois plus lourds. La vraie précaution concerne le contact avec les jeunes enfants, non par agressivité mais par fragilité : un yorkshire de 2,5 kg qui tombe d'un canapé ou qu'un enfant serre trop fort se blesse. Les règles à poser en famille figurent dans la page Yorkshire Terrier et enfants.
Comparé aux autres petites races
Le bichon maltais partage avec lui un poil long et soyeux, mais son tempérament est plus posé et son niveau d'activité plus bas : à entretien comparable, il aboie moins. Le chihuahua demande beaucoup moins de brossage et se montre plus exclusif avec une seule personne. Le shih tzu, plus lourd et plus placide, convient à un foyer sédentaire et s'entend également bien avec les autres animaux de la maison. Le Yorkshire occupe une place à part dans ce monde des petits formats : il est le plus dynamique des quatre, aussi affectueux qu'un bichon mais avec l'énergie d'un terrier de travail, ce qui en fait un compagnon particulièrement demandeur d'exercice. C'est un profil idéal pour qui aime un partenaire de jeu réactif, et une race mal adaptée à qui souhaite un animal discret et posé.
La vie quotidienne avec un Yorkshire
Le mode de vie de ce canidé se résume mal à la formule du chien de sac. Il s'adapte à beaucoup de configurations, à condition qu'on lui donne du mouvement et de l'occupation.
La vie en appartement
Peu de races s'accommodent aussi bien d'un environnement de trente mètres carrés, ce qui en fait un compagnon idéal en ville. Le format y aide, mais la réussite tient surtout au bruit : un chien laissé seul huit heures sans rien à faire aboie, et le voisinage le fait savoir. Les solutions tiennent en trois points : le jeu d'occupation, l'habituation progressive à la solitude et, quand les journées sont trop longues, la garderie de jour ou un promeneur disponible en semaine. Notre page sur le Yorkshire Terrier en appartement reprend ces points un par un.
Promenade, jeu et stimulation mentale
Deux sorties quotidiennes constituent le minimum, sans compter les sorties hygiéniques. Un adulte en forme dépense son énergie sur une heure de marche et suit un maître sportif bien plus loin qu'on ne l'imagine. Cette dépense physique ne suffit pourtant pas à le fatiguer : ce qui l'épuise vraiment reste le travail de tête, recherche d'un jouet caché, tapis de fouille, apprentissage de nouveaux tours. Un quart d'heure de stimulation mentale vaut une demi-heure de marche pour un yorkshire qui s'ennuie.
Le froid, la pluie et l'équipement
Sans sous-poil, le Yorkshire perd vite sa chaleur, d'autant qu'un petit corps se refroidit plus vite qu'un grand. En dessous de cinq ou six degrés, le manteau n'est pas un accessoire de mode mais un équipement nécessaire, surtout pour les sorties du matin et pour un sujet âgé. Le second point d'équipement compte davantage encore : la trachée de la race est fragile, et un chien qui tire sur son collier la comprime. Le harnais reste donc la seule attache raisonnable, comme l'explique notre comparaison. Le reste du matériel, panier, sac de transport, jouets, est passé en revue dans la page accessoires.
Éducation et propreté
Ce terrier est intelligent et têtu à parts égales, et son éducation demande plus de régularité que de fermeté. Il apprend vite ce qui l'intéresse et discute le reste, ce qui rend la méthode plus déterminante que la durée des séances. Le conseil qui revient dans tous les élevages tient en trois points : des séances courtes, une récompense immédiate, aucune tolérance variable d'un jour à l'autre. Le cadre compte plus que l'autorité. La propreté demande souvent un peu plus de patience qu'ailleurs, sa petite vessie imposant des sorties rapprochées les premiers mois. Les deux sujets ont leur page, l'éducation du Yorkshire et l'apprentissage de la propreté.
L'entretien du poil, semaine après semaine
Le brossage quotidien n'est pas une coquetterie. Un poil non démêlé se feutre, et ces paquets serrés tirent sur la peau jusqu'à ce que le toiletteur n'ait plus d'autre solution que la tonte. Une brosse douce, un peigne métallique fin et un démêlant suffisent, en travaillant mèche par mèche plutôt qu'en surface. Le bain revient toutes les trois à quatre semaines, avec un shampooing formulé pour le chien et jamais avec un produit humain, dont le pH est inadapté.
Trois zones réclament un contrôle régulier et sont souvent oubliées. Les yeux d'abord, chez qui les poils du toupet irritent la cornée s'ils ne sont ni attachés ni raccourcis. Les oreilles ensuite, dont le conduit se garnit de poils qu'il est nécessaire de retirer avec précaution. Les dents enfin, serrées dans une mâchoire étroite, dont il sera question plus bas, et qui constituent le vrai talon d'Achille de la race. Ajoutez la coupe des griffes toutes les trois semaines chez un sujet qui marche surtout sur des sols souples.
La santé et l'espérance de vie
Bien suivi, ce compagnon vit longtemps : de 13 à 16 ans, et les sujets qui dépassent 17 ans ne sont pas rares. Cette longévité change le raisonnement au moment de l'adoption, puisqu'elle engage sur une durée comparable à celle d'un enfant qui grandit. Le détail des maladies et de leur dépistage figure dans notre dossier santé du Yorkshire Terrier ; voici les points à connaître avant d'aller plus loin.
Les fragilités connues de la race
La luxation de la rotule vient en premier. La rotule sort de sa gorge fémorale, l'animal lève brusquement une patte arrière puis repart comme si de rien n'était. Classée en quatre grades, cette anomalie articulaire se dépiste chez les reproducteurs et se corrige chirurgicalement dans ses formes gênantes. Notre page sur la luxation de la rotule détaille les grades et les suites opératoires.
Viennent ensuite le collapsus trachéal, qui se manifeste par une toux sèche en klaxon aggravée par l'excitation et par le collier ; la maladie parodontale, favorisée par une mâchoire étroite où les dents se chevauchent, et qui commence par du tartre avant de faire déchausser les dents ; et, chez le très jeune chiot, l'hypoglycémie, une chute du sucre sanguin qui constitue une urgence vétérinaire réelle. S'y ajoutent la maladie de Legg-Calvé-Perthes, une nécrose de la tête du fémur du jeune chien, et le shunt porto-systémique, une malformation vasculaire du foie plus fréquente dans la race que dans la population canine générale.
La prévention qui change les choses
Quatre gestes pèsent plus que tous les autres. Le brossage des dents, deux à trois fois par semaine dès le plus jeune âge, protège une mâchoire encombrée et retarde de plusieurs années le premier détartrage. Le harnais protège également la trachée. La gestion du poids évite de surcharger des articulations minuscules : 500 grammes de trop sur un yorkshire de 3 kg équivalent à plus de dix kilos chez un homme. La couverture vaccinale enfin, avec le calendrier de vaccination et de vermifugation, se tient sans exception la première année, puis se discute avec le vétérinaire, dont les conseils tiennent compte du mode de vie. La question de la stérilisation se pose au même moment, et n'a pas de réponse unique.
Alimentation et gestion du poids
L'estomac d'un canidé de ce format impose des repas fractionnés, deux par jour chez l'adulte et trois à quatre chez le chiot. La ration se calcule au gramme près : l'écart entre un animal mince et un animal en surpoids se joue sur une dizaine de grammes par repas, autant dire sur ce qu'on ne pèse jamais. Les croquettes de petit format facilitent la préhension et le nettoyage mécanique des dents ; l'alimentation ménagère reste possible à condition d'être construite sur les conseils d'un vétérinaire nutritionniste, faute de quoi les carences en calcium apparaissent vite.
Les friandises constituent le poste le plus sous-estimé de la prise de poids. Sur un besoin quotidien de l'ordre de deux cents kilocalories, quelques bouchées données au fil de la journée suffisent à faire basculer le bilan. La solution la plus simple consiste à prélever ces récompenses sur la ration du jour plutôt qu'à les ajouter. Notre guide de l'alimentation du Yorkshire Terrier donne les quantités par âge et par poids.
Combien coûte un Yorkshire Terrier
Un chiot inscrit au LOF se négocie entre 800 et 1 800 euros chez un éleveur déclaré, la fourchette haute correspondant aux élevages qui dépistent leurs reproducteurs et sortent leurs chiens en exposition. Hors LOF, les annonces de particuliers affichent des tarifs inférieurs, mais le chiot ne peut alors pas être appelé Yorkshire Terrier au sens officiel : il reste juridiquement un chien d'apparence yorkshire, sans pédigrée.
Le prix d'achat n'est pourtant pas le poste principal. L'entretien annuel se situe entre 900 et 1 600 euros, dominé par le toilettage et l'alimentation tant que tout va bien, et la première année s'alourdit de l'identification, des vaccins et de l'équipement. Sur toute la vie de l'animal, le total se compte en dizaines de milliers d'euros. Le détail de ce budget figure dans notre page consacrée au prix d'un Yorkshire Terrier.
Choisir et acheter un chiot
Le choix du vendeur compte plus que celui du chiot. Un élevage sérieux vous laisse voir la mère, montre les chiots yorkshire dans leur environnement de vie, répond aux questions sur les dépistages et vous en pose autant qu'il en reçoit. Un chiot ne peut légalement quitter sa portée avant huit semaines. La cession s'accompagne d'une identification déjà réalisée, d'un certificat vétérinaire, d'une attestation de cession et d'un document d'information sur les besoins de l'espèce ; depuis 2022, l'acquéreur signe en plus un certificat d'engagement et de connaissance, une semaine au moins avant de repartir avec le chiot. La vente en animalerie, elle, est interdite en France depuis le 1er janvier 2024.
L'inscription au LOF n'est pas une garantie de santé, c'est une garantie de filiation : elle atteste que les deux parents sont inscrits et que la portée a été déclarée à la Société centrale canine. Elle devient définitive après la confirmation de l'adulte. Ce qu'il faut chercher en plus, ce sont les résultats de dépistage sur les rotules et sur les yeux des reproducteurs, que le club de race recommande. Nos pages sur l'élevage en France et sur l'achat d'un chiot Yorkshire Terrier reprennent cette liste sous forme de vérifications à faire avant de prendre contact.
L'adoption d'un adulte en refuge ou en association de race mérite qu'on y pense sérieusement. Le tempérament est déjà formé, donc lisible, et beaucoup de ces chiens arrivent pour des raisons qui ne leur doivent rien. La page adopter un Yorkshire Terrier adulte explique la démarche. Reste la question de la reproduction, que trop de propriétaires abordent sans mesurer le risque d'une mise bas chez une femelle de ce format : notre dossier sur la reproduction le rappelle sans détour.
Les premières semaines à la maison
Un chiot de deux mois pèse moins d'un kilo et découvre un environnement entièrement nouveau. Trois précautions valent pour tous les nouveaux propriétaires. Sécuriser d'abord la maison, en pensant aux escaliers, aux canapés et aux fenêtres, puisque les fractures de la race sont le plus souvent liées à une chute domestique. Fractionner ensuite les repas, l'hypoglycémie du très jeune sujet étant le seul risque vital des premières semaines. Prévoir enfin d'être disponible : la première quinzaine demande une présence rapprochée, et il faut soit poser des congés, soit s'organiser avec une aide, famille, voisin ou promeneur, prête à s'occuper de lui dans la journée. L'aide la plus utile reste souvent celle de l'éleveur, dont les conseils valent tous les guides : il connaît chaque chiot de sa portée et reste en contact après la vente.
Cette race est-elle faite pour vous ?
Le Yorkshire Terrier convient à un foyer qui accepte trois contraintes : un entretien du poil quasi quotidien, une présence sonore assumée et une vigilance permanente sur un compagnon qu'on peut blesser en s'asseyant. En échange, il offre une adaptabilité rare, un tempérament affectueux, un attachement intense et une longévité qui laisse le temps de construire une vraie relation. Il convient mal à une famille avec un très jeune enfant, à une personne absente toute la journée sans solution de garde, ou à qui cherche un animal indépendant.
Ce site rassemble, rubrique par rubrique, les réponses aux situations concrètes que rencontre un propriétaire : nourrir, brosser, éduquer, soigner, voyager, budgéter. Chaque page traite un sujet en entier, avec des ordres de grandeur vérifiables et les signaux qui doivent conduire chez le vétérinaire. Nos conseils sont classés par thème : la page voyager avec un Yorkshire Terrier ou celle consacrée aux poids et taille du Yorkshire en donnent une bonne idée. Ceux qui sortent leur chien en exposition trouveront le fonctionnement des concours, et les maîtres de sujets âgés la page Yorkshire Terrier senior.
Les questions que se posent les futurs maîtres
- Quelles sont les caractéristiques du Yorkshire Terrier ?
- Un poids maximal de 3,2 kg, une robe bleu acier et feu, un poil long et soyeux sans sous-poil, des oreilles dressées en V et un tempérament de terrier : vif, courageux, affectueux avec les siens et prompt à aboyer.
- Comment éduquer un Yorkshire Terrier ?
- Par des séances courtes, une récompense immédiate et des règles identiques d'un jour à l'autre. Ce terrier intelligent et têtu apprend vite mais teste les incohérences ; la punition le braque, la constance le structure.
- Quels sont les besoins en santé du Yorkshire Terrier ?
- Un brossage des dents régulier, un harnais plutôt qu'un collier pour épargner la trachée, un poids stable, le calendrier de vaccination et de vermifugation, et une visite vétérinaire annuelle qui devient semestrielle après dix ans.
- Quel est le prix d'un Yorkshire Terrier ?
- De 800 à 1 800 euros pour un chiot inscrit au LOF chez un éleveur déclaré. L'entretien revient ensuite entre 900 et 1 600 euros par an, le toilettage et l'alimentation pesant plus lourd que le vétérinaire tant que l'animal est en bonne santé.
- Comment prendre soin d'un Yorkshire Terrier ?
- Un brossage quotidien mèche par mèche, un bain toutes les trois à quatre semaines, un passage chez le toiletteur toutes les six à huit semaines si le poil est gardé court, plus les soins des yeux, des oreilles, des dents et des griffes.
- Quelle est l'espérance de vie d'un Yorkshire Terrier ?
- De 13 à 16 ans, avec des sujets qui dépassent 17 ans. La longévité dépend surtout du poids, de l'état de la bouche et du suivi vétérinaire, trois facteurs sur lesquels le propriétaire agit directement.
- Quels sont les problèmes de santé courants ?
- Le collapsus trachéal et la maladie parodontale viennent en premier, avec la rotule qui se déboîte et, chez le chiot, l'hypoglycémie. Plus rarement, la maladie de Legg-Calvé-Perthes et le shunt porto-systémique du foie.
- Comment choisir un Yorkshire Terrier ?
- En choisissant d'abord l'éleveur : mère visible, portée élevée dans un lieu de vie, dépistages des rotules et des yeux communiqués, documents de cession complets, et chiot cédé au plus tôt à huit semaines.
Une race populaire attire le meilleur et le pire des vendeurs. Le conseil le plus utile tient en une phrase : prendre trois semaines de plus pour trouver un élevage sérieux coûte moins cher, en argent comme en attachement, que de rattraper un chiot mal parti.









